Le projet d’installer ce nouveau refuge dans les grands bois de Pionsat, fut proposé par le groupe de Résistance de Saint Julien la Geneste que dirigeait Marcel Duron dit « Tourterelle ».
L’emplacement retenu était à l’écart des chemins de passage, protégé par une futaie importante et dense et à proximité d’une source. Après les arrivées de Paul Gannat « Georges » et France Boudault « France », puis de Pierre Giraud « Jules » et Roger Robert « René », une hutte de branchages est construite. Elle remplace la tente de fortune confectionnée avec une vieille bâche.
Par la suite, d’autres maquisards pouvaient être accueillis, tous réfractaires au STO.
La crainte d’un hiver rigoureux et de ses intempéries incitent les occupants du lieu à s’enterrer en construisant une sape protectrice puis un souterrain d’évacuation (quatre-vingt mètre) en cas d’attaque ennemie.
Après la guerre, la sape du camp Nestor-Perret est demeurée en l’état, flanquée de la stèle installée par les soins des Anciens Résistants et qui rappelait l’activité résistante des années 1943-44. La commune de Saint Julien la Geneste a fait de son mieux pour déboiser, protéger le site de la végétation forestière. Mais le temps fait son oeuvre et les traces du maquis ont progressivement disparu.
Restes du tunnel en 2009 – Photo prise au camp avec Paul Roche au milieu
Plan réalisé après-guerre par les Résistants qui ont bâti la sape
L’essentiel
L’histoire du camp Nestor-Perret décrit le choix d’un refuge forestier, les premiers abris, puis la construction d’une sape et d’un souterrain. Elle présente également les traces du camp conservées après la guerre.
Questions sur ce sujet
Pourquoi cet emplacement a-t-il été retenu pour le camp ?
D’après le récit du musée, le groupe de Résistance de Saint-Julien-la-Geneste dirigé par Marcel Duron, dit « Tourterelle », propose les Grands Bois de Pionsat. Le lieu choisi est éloigné des chemins de passage, protégé par une futaie dense et proche d’une source.
Quels abris ont été construits au camp ?
Le récit mentionne d’abord une tente de fortune réalisée avec une vieille bâche, remplacée par une hutte de branchages. À l’approche de l’hiver, les occupants construisent une sape protectrice et un souterrain d’évacuation.
Sources et référence de cette page
- Son histoire
Présentation publiée par le musée, reprise de son fonds éditorial. Les réponses ci-dessus en proposent une synthèse ; cette page ne constitue pas une source d’archive indépendante.
Pour citer cette page : Musée de la Résistance de la Zone 13, « Son histoire », Musée de la Résistance de la Zone 13. Page mise à jour le . https://musee-resistance-zone13.fr/le-camp-nestor-perret/son-histoire
